1) POURQUOI LES TEINTES SOMBRES SONT-ELLES A DÉCONSEILLER EN FAÇADES :

Les teintes foncées absorbent le rayonnement solaire

Sous l’effet des UV, le film et son support sont portés à des températures élevées avec pour conséquences : un vieillissement prématuré du film, des contraintes de dilatation du support qui peuvent être importantes, une accélération du départ de l’humidité du subjectile.

Les couleurs sombres provoquent la fissuration ainsi que le cloquage du revêtement et perdent en même temps assez rapidement de leur fraîcheur, exceptées les peintures ou revêtements intégrant des pigments minéraux naturels assurant une meilleure résistance au U.V, les teintes des autres matériaux fanent plus rapidement.

2) DANS LE CADRE D’UN RAVALEMENT, PEUT-ON REMPLACER LE TRAITEMENT NETTOYANT CONTRE LES BACTERIES, LICHENS OU CHAMPIGNONS, PAR DE L’EAU DE JAVEL ?

Non !

L’eau de javel à la propriété de désinfecter, décolorer et non pas de décontaminer la surface. Les micro-organismes responsables des décollements de peinture de façade seront brûlés et décolorés, mais les racines ne seront pas détruites. Elles seront désinfectées et la peinture leur servira de « serre chaude » et humide pour un développement favorable.

Les nettoyants de façades ou toitures sont composés de biocide qui détruisent jusqu’à la racine ces mousses, champignons, lichens et les cryptogames.

3) DOIT ON FAIRE APPEL A UN ÉCONOMISTE DU BATIMENT DANS LE CADRE D’UN RAVALEMENT DE FAÇADE, QUE DIT LE DTU 42.1 EN LA MATIÈRE ?

Le DTU 42.1 (Réfection des façades en service par revêtement d’imperméabilité à base de polymères) stipule que l’étude doit être réalisée par « un professionnel (organisme ou maître d’ouvrage spécialisé) » pour des surfaces supérieures à 500 m² et peut être réalisée par l’entrepreneur pour des surfaces inférieures à 500 m².

4) EN FAÇADES, COMMENT RECONNAÎTRE LA COMPOSITION DE LA PEINTURE EXISTANTE

Au contact de la flamme d’un briquet, le revêtement d’origine organique (acrylique et dérivés, siloxane) brûle alors qu’un revêtement d’origine minéral (chaux, silicate) ne brûle pas. Avec un chiffon imbibé d’acétone, les résines acrylique ramollissent et se disloquent en formants des fils – on appelle ce phénomène « l’effet chewing-gum » – alors que les résines pliolite se dissolvent totalement du support ou crées un effet de farinage au passage de la main. Enfin, les résines polyuréthanes ou minérales restent insolubles.

5) QUELS SONT LES CRITÈRES DE RÉCEPTION DES TRAVAUX POUR UNE FAÇADE ?

La réception des travaux s’exécute conformément aux dispositions de la norme NF P 03-001 & NF DTU 59.1 du 22/6/2013, après l’achèvement des travaux.

Elle se fait par comparaison avec la ou les surfaces de référence. L’observation se fait à 5 m de façon à voir la façade dans son entier, avec un éclairage incident normal : angle compris entre 70° et 110°, à l’intérieur duquel doit se trouver l’observateur.

La surface de référence comprend toutes les opérations prévisibles de préparation du support, traitement des fissures et des joints, application du revêtement.

Celui-ci couvre le subjectile. Il lui apporte un coloris et un aspect lisse ou texturé, l’état de finition reflète celui du subjectile. De faibles écarts de coloris ou d’aspect sont acceptables et usuels dans ce type de travaux, notamment d’une façade à l’autre.

Il est toujours préférable d’effectuer la réception des travaux en fin de matinée, voire début d’après midi afin d’éviter les effets du soleil rasant des début et fin de journée.

Source UPPF